Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:39

43631a-guadeloupe_le_lkp_appelle_a_la_greve_generale_le_20_.jpg GWADLOUPEYEN, dèpi twa lanné LKP ka bityé pou NOU, ANSANM-ANSANM, konstwi "Péyi Gwadloup"... !!! Adan on gran lavalas a fòs, balan, konsyans, lanmou é solidarité annou kontinyé konsolidé linifikasyon èvè fyèté é détewminasyon.

2012 : NOU DESIDE, NOU PEKE FÈ DÈYÈ !

En 2011, nous avons beaucoup réfléchi, analysé et compris les raisons profondes du refus affichées par les institutions, l’Etat, la Région et le Département de ne pas lévé NOU di gad, dè pa respèkté ayen yo sinnyé, dè méprizé Travayè é Pèp Gwadloup.

LKP a grandi, s’est fortifié. Ces trois années de liyannaj d’expériences, de parcours de révolte, d’organisation collective, de réappropriation de notre culture, de nos mès é labitid , de NOU mêmes, nous ont permis de conforter, d’enrichir et de consolider notre conviction qu’il ne faut surtout pas bésé tèt ni konté si pyé a lézot pou maché.

Wi, sa sèten , LKP est un puissant mouvement de masse anti - colonialiste et anti - capitaliste, de nature politique, social, économique, culturel et spirituel. Ses objectifs sont clairs : détruire les rapports de domination coloniale et capitaliste et construire une autre Guadeloupe plus juste, plus équitable.

Il s’agit pour NOU , de poursuivre et de gagner le combat kont démounaj a Fanm é Nonm Gwadloup , entrepris depuis des siècles pour faire de NOU des êtres sans terres, sans culture, sans âme, sans histoire, sans héros ; des êtres sans vie.

C’est là, toute notre histoire, l’histoire de la colonisation, de la traite négrière, des déportations, des humiliations, des massacres, au nom de la sacro-sainte mission civilisatrice de la "métropole mère de patrie" davwa NOU PA MOUN , menée au profit des capitalistes et de la culture occidentale.

Mais, c’est surtout l’histoire de nos luttes, de nos révoltes, de nos résistances pour conquérir la liberté, notre liberté, ce droit inaliénable.

JÒDILA ! Nul ne peut douter de la pertinence de notre combat ! JÒDILA ! Du monde entier, les Peuples nous interrogent ! JÒDILA ! Du monde entier, les Peuples nous admirent !

On ne peut être petit et éclairer les luttes pour l’avenir des Peuples !

KA POU NOU FÈ ANSANM ?

D’abord nous conforter nous-mêmes, nous convaincre que nous sommes des femmes et des hommes, kon tout moun si latè , dignes de nous battre et de vaincre.

Ni tanpisouplé , ni réformer, ni amender, ni même négocier pou rété doubout . Mais nous mettre debout, tout simplement kon Fanm é Nonm vèwtikal . Revendiquer cette posture, propager et diffuser l’idée d’une confrontation décisive avec le système colonial et capitaliste, telle est notre tâche du moment, jòdila é dèmen .

KI JAN NOU KE RIVE A BOUT ?

Nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer, à dire et surtout à construire notre Gwadloup . De nombreuses initiatives et expériences individuelles et collectives, d’artisans, de petits commerçants, de travailleurs, d’agriculteurs, de jeunes, de retraités..., tous les jours nous enseignent comment résister, et mieux encore, nous enseignent comment créer, afin de nous rendre quotidiennement capables de relever le défi de notre existence humaine. NOU SE MOUN !

QUI MIEUX QUE NOUS CONNAIT LES RICHESSES DE LA GWADLOUP ?

Epi liyannaj a Travayè é Pèp doubout, épi bokantaj, épi rézo annou, an konsyans, an konfyans, dans un véritable processus de construction collective à visée révolutionnaire, nos actes d’authenticité ne pourront plus être ni banalisés ni classés au rang d’actions folkloriques. Epi solidarité, épi lespwi a responsabilité, pétrie d’audace, l’autorité politique devant nous garantir la pleine souveraineté continuera à éclore pour mieux s’épanouir.

Sékonsa, an 2012 èvè lespwi LKP, adan balan LKP, AN MOUVMAN, AN KONSYANS, ANSANM ANSANM, TRAVAYE E PEP GWADLOUP, il nous faut :

- FEDERER TOUTES NOS RICHESSES CRÉATRICES, CAPABLES DE NOUS OUVRIR LA VOIE DE LA SOUVERAINETÉ ;

 CONVERTIR TOUTES NOS ENVIES DE CONSTRUCTION INDIVIDUELLE OU COLLECTIVE EN UN VASTE MOUVEMENT, ADAN ON GRAN KONVWA POU KONSTWI GWADLOUP !

Travailleurs, Peuple de Guadeloupe : REBELLONS-NOUS ! Refusons cette vie qui nous est faite. Refusons de sacrifier nos enfants pour l’enrichissement dè onti pilo pwofitan. LUTTONS POUR :

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- L’unification des Travailleurs, des organisations et du Peuple de Guadeloupe ;

 Le développement économique, social et culturel de la Guadeloupe ;

 L’arrêt de la pwofitasyon sur les prix des marchandises, de l’eau et des carburants.

- Refusons la remise en cause de nos acquis sociaux !

 Refusons le démantèlement des statuts et conventions collectives !

 Exigeons des salaires décents et l’application de toutes les dispositions de l’accord BINO !

 Exigeons le maintien en service des hôpitaux de Marie-Galante, de Capesterre Belle-eau et du CHU... !

 Exigeons des services publics de qualité et un service public de transport performant !

 Exigeons un véritable service public d’approvisionnement et de distribution de carburants !

 Exigeons la sauvegarde des terres agricoles, le développement de notre production et combattons le projet de port en eaux profondes !

 Exigeons un véritable service public de production et de distribution de l’eau et un prix unique !

 Refusons la destruction de notre environnement et rejetons le projet du téléphérique !

 Défendons notre culture et construisons l’école de la réussite !

 Exigeons la priorité d’accès aux postes à responsabilité pour les cadres Guadeloupéens !

 Exigeons un véritable plan d’urgence pour la formation et l’insertion des jeunes !

 Développons la création littéraire et artistique ;

 Encourageons et valorisons nos créateurs, nos artisans et producteurs ;

ADAN ON GRAN KONVWA POU KONSTWI GWADLOUP

ANSANM ANNOU KONSTWI GWADLOUP !!!

LKP, lapwent, 20 Janvyé 2012

Par O'PANGA
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 12:15

 

identite-guadeloupe.jpg Pointe-à-Pitre. Lundi 17 janvier 2011. CCN. Plus de 3 mois après le lancement réussi de la Carte nationale d’identité guadeloupéenne ( CNIG) par les membres de Fòs pou konstwi nasyon Gwadloup !( FKNG !), coordination d’organisations indépendantistes guadeloupéennes, ils sont d e plus en plus nombreux les Guadeloupéens qui souhaitent obtenir leur CNIG.

Le week-end dernier, un peu plus d’une centaine de personnes invitées, par FKNG ! ont reçu leur « carte ». Comme le 25 octobre dernier, lors du lancement officiel, peu de changement dans l’organisation de la manifestation. Toujours des tanbou gwo ka, des sons de conques de lambis, jouées par un groupe de gwo ka 100% féminin et toujours une militante FKNG ! qui officie cette remise de la carte. Après avoir lu le manifeste et demandé au récipiendaire, s’il est « prêt à se battre pour son pays, pour sa carte... ». Après cette sorte de profession de foi, le nouveau détenteur de la CNIG, doit signer le grand registre national et ensuite le petit morceau de celluloïd mawon est enfin remis.

Souvent l’émotion est si tellement intense que malgré eux les nouveaux Guadeloupéens ont du mal à retenir leurs larmes. Luc Reinette, fondateur du FKNG ! , lui qui en 1983 lors du procès des militants présumés de l’ Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC) avait déchire sa carte française, présida la cérémonie. Les noms sont appelée, les professions de foi lues et les  cartes remises. Tout se passe avec retenue et solennité.

Alors que la remise des cartes allait vers la fin, subitement, Luc Reinette, s’adresse à la petite foule et réclame un peu de silence. Les tanbou ka se taisent. Les nouveaux détenteurs de la CNIG et les quelques militants FKNG ! présents forment un cercle, chacun se donne la main. Femmes, hommes et enfants. On réclame alors des allumettes, ou à défaut un briquet. Un militant fouille ses poches, il trouve le briquet... Des militantes du CIPN-FKNG* s’avancent au milieu du cercle. Elles ont en main leur carte d’identité française bleu délavée. La cérémonie prend un tour encore plus solennel. Personne ne parle. Un militant FKNG ! l récupère les ID françaises, on cherche quelques feuilles de bananes séchées. Et puis d’un coup, le feu grésille et deux cartes d’identité françaises flambent.

La foule des militants applaudit. Roulement de tanbou ka. Appel à la conque de lambi : « Nou pa  fwansé, nou Gwadloupéyen !», la foule entonne un chant patriotique. Quelqu'un lance : «Maintenant, il nous manque un drapeau guadeloupéen !». Luc Reinette sourit car depuis quelques semaines, après la CNIG, un drapeau patriotique guadeloupéen est devenu une sorte d’exigence. Luc Reinette promet qu’il discutera sur ce point, avec l’ensemble des organisations nationalistes et patriotiques.

Au milieu du cercle, il ne reste plus grande chose des cartes françaises carbonisées. Les militants FKNG ! se félicitent et se donnent rendez-vous pour une nouvelle fournée. D’autres CNIG sont en préparation et sans aucun doute, la destruction de cartes françaises fera partie du rituel. Avant la dispersion, un militant FKNG ! lance à la « cantonade » : « désormais, partout où vous allez présentez votre CNIG ! » C’est le mot d’ordre.

Par O'PANGA
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 09:30

Cette déclaration d'ouverture est inspirée de celle du procureur général américain Robert H. Jackson prononcée le 21 novembre 1945, au moment où commençaient les travaux du procès de Nuremberg. Instauré après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, celui-ci avait pour but de juger les dirigeants nazis. Il aura des conséquences sur l'émergence progressive d'un soit disant "droit international".

 

AdolfHitlerAdolfObama1 Messieurs de la Haute Cour,

Le privilège d'ouvrir la première audience du procès des crimes contre la paix dans le monde entraîne une lourde responsabilité. Les méfaits que nous avons à condamner et à punir font preuve d'une telle vilenie et ont été si nuisibles que la civilisation ne pouvait se permettre de passer outre, parce qu'elle ne pourrait continuer à exister si jamais ils continuaient à se répéter comme cela a été le cas contre l'Irak, l'Afghanistan, la Côte d'Ivoire, la Libye, la Syrie, la Palestine et nous savons tous que des tentatives et préparatifs  ont vu le jour pour agresser une nouvelle fois l’Algérie et plus largement tout le Continent africain et au final le reste du Monde.

Cette procédure n'est pas le produit de spéculations arbitraires. Elle n'a pas, non plus, été instituée pour justifier certaines théories juridiques. Ce procès ne peux plus être qualifié d’essai pratique des nations les plus puissantes, soutenues par quinze autres, d'employer le droit des gens pour faire face à la plus grande menace de notre époque : la guerre d'agression. La raison humaine demande que la loi ne réprime pas seulement les crimes commis par des sous-ordres, mais qu'elle atteigne aussi et surtout les chefs qui disposaient du pouvoir et l'ont employé délibérément à des fins de destruction et d'asservissement.

Au banc des accusés ne figurent pas seulement ces hommes accablés et accusés autant par l'humiliation de ceux qu'ils dirigeaient que par la misère de ceux qu'ils ont attaqués et opprimés. Leur pouvoir personnel de faire le mal est à jamais écarté. A voir ces tristes personnages au banc des accusés, il est difficile de se les représenter au temps où, dirigeant la structure Nazis-sionistes, voulant soit disant établir un "Nouvel Ordre Mondial", ils régnaient sur une grande partie du monde et en menaçaient le reste. En tant qu'individus, ils intéressent peu.

 

Ce qui donne à cette audience une telle importance, c'est que ces accusés représentent des influences néfastes qui, longtemps après que leurs corps seront tombés en poussière, alarmeront toujours le monde. Ils sont les symboles vivants de la haine raciale, du règne de la terreur, de l'arrogance et de la cruauté, de la volonté de puissance, ils sont les symboles d'un mondialisme et d'un militarisme sauvages, d'intrigues et de préparatifs à des guerres au cours desquelles des générations entières en Afrique et ailleurs ont été transplantées, des hommes exterminés, des foyers détruits et toute l'économie appauvrie. Notre civilisation ne peut admettre aucun compromis avec ces courants maléfiques, qui resurgiraient avec un élan nouveau, si nous n'opposions à ces hommes, en qui ces courants subsistent, toute notre force et notre puissance populaire. Ce que ces hommes représentent, nous allons vous le dévoiler avec patience et modération, nous allons vous donner des preuves irréfutables des actes inqualifiables qu'ils ont commis. Dans la description et dans la nomenclature des crimes commis, rien ne sera tu de ce qu'ont pu suggérer les besoins pathologiques de cruauté, de puissance et d'orgueil. Ces hommes ont établi dans le monde sous le principe d'un chef unique un règne de terreur international qui n'a jamais trouvé d'égal. Ils ont enlevé aux peuples du monde toute dignité et toute liberté. En échange, ils ont provoqué en eux une haine profonde et satisfaite contre les musulmans, les africains, les arabes et beaucoup d'autres. Ils ont mené contre les masses populaires des campagnes d'arrogance, de brutalité et d'exécutions en masse telle que le monde n'en avait vue depuis les temps les plus reculés.

Ils ont poussé au paroxysme l'amour-propre du peuple européen qui prétendait représenter une race de seigneurs et réclamait pour d'autres un esclavage et un asservissement complet. Ils ont entraîné leur peuple à jouer son va-tout pour prendre la domination du monde. Ils ont écrasé leurs voisins. Pour assurer la marche de leur machine de guerre, ils ont réduit en esclavage des millions d'individus et les ont déportés en Amérique où ces malheureux errent encore aujourd'hui comme des sans-patrie. A la longue, leur cruauté et leur fourberie ont pris une telle ampleur que, devant le danger, les forces somnolentes des masses populaires se sont réveillées. Des efforts communs ont mis en pièces la machine de guerre qui se cachait derrière le nom de "Communauté Internationale". La victoire a vu un monde libre, mais agonisante. Telles sont les conséquences de la néfaste puissance que représentent les hommes assis ici devant nous au banc des accusés.

Pour être juste à l'égard des nations et des hommes intéressés à ce procès, je tiens à mettre en garde contre certaines difficultés qui pourraient se présenter. Jamais jusqu'alors dans l'histoire de la jurisprudence, on n'avait fait l'essai de grouper en un seul procès tous les crimes commis en plusieurs décennies sur plusieurs continents, envers des nations entières et s'étendant à un nombre illimité d'individus. Cependant, malgré la grandeur de la tâche, la justice réclame des mesures immédiates. Il a fallu répondre à cette demande. Il y a quelques mois encore, une grande partie de nos documents, nos témoignages et nos principaux témoins se trouvaient entre les mains de l'ennemi. La loi n'était pas encore formulée, aucun tribunal n'était encore constitué, aucun palais de justice utilisable ne se trouvait ici, pas une seule pièce des centaines de tonnes de documents officiels n'avait été contrôlée, aucune délégation d'accusation n'avait été nommée, la majorité des accusés ici présents étaient encore au pouvoir et en liberté et les puissances populaires n'avaient pas encore décidé de les traduire devant ce tribunal. Je serais le dernier à contester que ce procès dispose de toute la documentation qu'il faudrait et qu'il sera un modèle du genre, ce dont nous disposons suffit largement pour prononcer le jugement que nous vous demanderons.

Avant de débuter par les détails de l'acte d'accusation, il est important que nous abordions ici quelques considérations d'ordre général qui pourraient disqualifier ce procès aux yeux de l'opinion publique. Deux questions principales se posent : c'est aux vainqueurs de juger les vaincus, ou faut-il laisser à ces derniers la tâche de faire justice eux-mêmes ?

Si ces hommes ne sont pas les premiers chefs de guerre d'une nation battue, à être poursuivis au nom de la loi, ce sont aussi les premiers à qui l'occasion soit offerte de défendre leur vie au nom de la loi. Vraiment, le statut de cette Cour, qui leur permet de se défendre, est aussi leur seul espoir. Peut-être ces hommes, à la conscience trouble, dont le seul désir est que le monde les oublie, ne considèrent-ils pas un procès comme une faveur, faveur qu'ils ont, étant au pouvoir, rarement accordée à leurs compatriotes, mais ils ont l'occasion de se défendre.

Bien qu'en fait, l'opinion publique ait déjà condamné leurs actions, nous convenons qu'ils doivent ici être présumés innocents et nous acceptons la charge de prouver le caractère criminel de leurs actes et la responsabilité de chacun d'eux dans la perpétration de ces actes. Quand je dis, que nous ne demandons pas qu'on les condamne sans que nous ayons prouvé leurs crimes, je ne veux pas dire seulement de violations techniques ou fortuites internationales. Nous les accusons pour leur conduite préméditée et calculée, répréhensible sur le plan moral aussi bien que juridique. Nous n'entendons pas par là une conduite naturelle et humaine, même si c'est une façon de tourner les difficultés. Beaucoup d'entre nous auraient pu agir ainsi s'ils s'étaient trouvés dans la situation de ces accusés. Ce n'est pas d'avoir cédé à des faiblesses humaines que nous les accusons, c'est leur conduite anormale et inhumaine qui les a conduits au banc des accusés.

Nous ne vous demandons pas de condamner ces hommes d'après le témoignage de leurs ennemis. Il n'y a pas de chef d'accusation qui ne puisse être prouvé par des livres ou des archives. Les Européens ont toujours été des archivistes méticuleux et les accusés partageaient l'amour teuton de tout enregistrer. Ils ne manquaient pas non plus de vanité ; ils se faisaient souvent photographier au cours de leurs actes ; nous vous montrerons leur propre film ; vous verrez la façon dont ils se conduisaient et vous entendrez leur voix quand ils vous feront revivre sur l'écran certains évènements de leurs conspirations.

Nous voudrions également préciser que nous n'avons pas l'intention d'incriminer le peuple Européen tout entier. Nous savons que la structure Nazi européenne-sioniste du Nouvel Ordre Mondial n'est pas arrivé au pouvoir par le vote de la majorité des Européens. Nous savons qu'il a pris le pouvoir grâce à une alliance néfaste des pires révolutionnaires nazis, des réactionnaires américains et européens les plus effrénés et des militaristes américains et européens les plus agressifs. Si les peuples américains et européens avaient accepté de plein gré le programme sioniste du Nouvel Ordre Mondial, "la structure" n'aurait pas eu besoin, au début, d'un terrorisme pour légitimer la violence d'Etat sur les masses populaires, de la mise en place de lois antidémocratiques et elle n'aurait pas non plus eu besoin des troupes d'assaut ni, par la suite, des camps de concentrations, ni de Gantanamo. Ces deux institutions furent créées aussitôt que les Nazis-sionistes eurent pris le contrôle des Etats Unis d’Amérique. Ce n'est qu'après que ces innovations criminelles eurent fait leurs preuves en Amérique et en Europe qu'elles furent utilisées à l'étranger. Les peuples américains et Européens doivent savoir que, désormais, le peuple des Etats-Unis d’Afrique n'a pour lui ni peur, ni haine. Il est vrai que les américains et les européens nous ont appris les horreurs de la guerre moderne.

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Malheureusement la nature de ces crimes est telle que, et l'accusation, et le jugement seront imposés par les masses populaires à leur ennemi vaincu. Le caractère mondial des actes d'agression commis par ces hommes n'a laissé aucun pays réellement neutres. Ou bien les vainqueurs doivent juger les vaincus, ou bien nous devrons laisser aux vaincus le soin de prononcer leur propre jugement.

Après la première guerre mondiale, nous avons appris combien il était futile de se fier à cette seconde solution. Par suite de la situation importante occupée par ces accusés, de la notoriété de leurs actes et de la possibilité de représailles qui découle de leur conduite, il est difficile de distinguer s'il s'agit d'une punition juste et mesurée ou de cris de vengeance dus aux angoisses de la guerre. Notre tâche dans la mesure où cela est humainement possible, sera de faire cette distinction. Il ne nous faudra jamais oublier que les faits sur lesquels nous jugeons ces accusés aujourd'hui, sont ceux mêmes sur lesquels l'Histoire nous jugera demain. Il faut dans notre tâche que nous fassions preuve d'une intégrité et d'une objectivité intellectuelle telles, que ce procès s'impose à la postérité comme ayant répondu aux aspirations de justice de l'humanité tout entière.

About Ismail

Chercheur, reporter, journaliste d'investigation, président fondateur de "l'Observatoire International pour la Paix en Libye";

Par O'PANGA
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 22:39

LIBYE -Si tu tues par l’EPEE, tu périras par l’EPEE

par Kimyongur Bahar

« Si tu tues par l’EPEE, tu périras par l’EPEE » aurait dit le Christ.

Hugues de Samie, un Français (et pas n’importe qui puisqu’il est le chef de l’EPEE, cf. ci-dessous) a été tué ce weekend dans la capitale libyenne.

Petit extrait pour savoir qui est ce quidam.

« Et il y a maintenant la course cynique aux dividendes de la guerre pour décrocher les contrats de la reconstruction et imposer une libéralisation de l’économie du pays. En septembre 2011, pendant le G8 de Marseille, la directrice du FMI Christine Lagarde, a annoncé : « Le Fonds Monétaire International reconnaît le Conseil de transition comme gouvernement de la Libye et est prêt, en envoyant au plus tôt son staff sur le terrain, à lui fournir assistance technique, conseil politique et soutien financier pour reconstruire l’économie et commencer les réformes » Sans attendre le FMI, c’est déjà une concurrence sans merci entre entreprises anglaises, américaines, turques, françaises…. Les entreprises d’armement françaises sont contraintes d’afficher une certaine retenue alors que certaines sont accusées d’avoir vendus des équipements militaires et d‘espionnage à l’ancien régime. Mais le gouvernement Fillon se donne les moyens de rester dans la course. La Direction des Affaires Stratégiques du ministère de la Défense a ainsi encouragé l’implantation d’une cellule du cabinet EPEE (Experts partenaires pour l’entreprise à l’étranger) pour aider les patrons français à s’implanter. Depuis le 11 octobre 2011, un des responsables d’EPEE, Hugues de Samie, conseiller du commerce extérieur de la France et ancien officier supérieur de la Légion étrangère, est à Tripoli pour préparer le terrain. Le groupe Bouygues s’est dit intéressé. D’autres multinationales françaises, comme Veolia ou Suez seraient également déterminées à décrocher des contrats dans la gestion des importantes ressources d’eau du pays. »

lien: http://gauche-unitaire.fr/2011/11/10/les-profits-sanglants-de-la-guerre-en-libye/

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Libye : une cellule française pour profiter du juteux marché de la reconstruction

Depuis le 11 octobre, le cabinet français de conseil en intelligence stratégique Epee a installé une antenne à Tripoli pour y aider les entreprises françaises à s'implanter et profiter du juteux marché de la reconstruction après la guerre civile.

La démarche est suffisamment inhabituelle pour qu'elle soit relevée, ainsi que l'a fait l'excellent site Secret Défense.

 

"Dans une démarche volontariste de "patriotisme économique", motivée par le souci de permettre aux entreprises françaises de recueillir les fruits légitimes de l’investissement politique, militaire et financier de la France en Libye, le cabinet d’intelligence stratégique Epee (Experts partenaires pour l’entreprise à l’étranger) organise la mise en place d’une Plateforme opérationnelle pour l’implantation pérenne de projets d’entreprises dans la Libye nouvelle", explique un communiqué d'Epee, qui passe pour une des officines d'intelligence économique parmi les plus sérieuses sur la place de Paris. Un projet qui, selon un proche du dossier, a été initié par la Direction des affaires stratégiques du ministère de la Défense et soutenu par le cabinet du ministre.

Le précurseur est à pied d’œuvre à Tripoli depuis le 11 octobre, sous la responsabilité d’Hugues de Samie, conseiller du commerce extérieur de la France, section Libye (douze années d’expérience en entreprise à l’international et ancien officier supérieur de la Légion étrangère).

En privilégiant une posture volontairement amicale d’aide à la sortie de guerre et de retour à la vie normale, et en ciblant particulièrement la jeunesse qui a mené la révolte, en coordination avec les services de l’Etat (ambassade de France et Mission économique en particulier), le rôle de la Plateforme opérationnelle d’Epee sera de : "comprendre les besoins de la population et des autorités décisionnelles pour aider concrètement et rapidement à un retour à la vie normale ; faciliter la compréhension in situ du contexte et l’accès aux personnalités qualifiées de la Libye nouvelle ; offrir aux entreprises françaises toutes les facilités logistiques et sécuritaires pour entreprendre une démarche cohérente et inscrite dans la durée", précise Epee.

"D’ores et déjà, le groupe Bouygues a fait connaître son accord pour sa participation prochaine à ce projet. D’autres contacts sont établis avec des sociétés qui souhaitent apporter leur contribution à la reconstruction du pays. Par ailleurs, une action humanitaire d’envergure pourrait être concrétisée dans les prochains jours dans le cadre de cette initiative", selon Epee.

Alain Baron - 18/10/2011,

Lien http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111018trib000657607/libye-une-cellule-francaise-pour-profiter-du-juteux-marche-de-la-reconstruction.html

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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 21:35

ORGANIZASYON GWIANEZ DRWÈ MUN : O.G.D.M

ORGANIZACÃO GUIANENSE DE DIREITOS HUMANOS : O.G.D.H.

GUIANIAN HUMAN RIGHTS ORGANIZATION : G.H.R.O.

ORGANIZACION DE DERECHO HUMANO DE LA GUAYANA


Barté   

Barthelemy Sabat Leblanc  manm ko fondater OGDH Organizasyon Drwè Mun ka saliyé mémwar run gran bolonm politik gwiyanè.

          A run konbatan, run vrè konbatan ki pa té pè so kò.

          So dépar fè chimen ké drapo gwiyanè a, li ranforsé l'idé pu NU ki ka briga kont tut form vyolasyon drwè mun sirtu travay pu l'endépandans la Gwiyañ.

          OGDH ka raplé zafè tiré checkpoint anlè pon Gabaré a li ké Jean Michel Aupoint ké Raymond Charlotte.

          Barté a run militan d'abnégasyon, d'spri, a run militan de réfleksyon épi d'aksyon.

  164008 185903211428993 100000279452218 604494 701944 s

 

     So disparisyon ka ranforsé l'idé travay pu l'inifikasyon nasyonal fors patriotik pu l'endépandans nasyonal la Gwiyañ kont okipasyon fransé ilégal ké militèr a.

 

Barthelemy Sabbat Leblanc co-fouder of the OGDH Organisation for human rights welkomes the memory of a great politician Guiana.

          He is a fighter, a true fighter who was not afraid of his shadow.

          His départure has strenghtened the idea that we should continue to fight agains all

forms of human violation.

          It is both a militant self denial, reflection, and ACTION.

         We owe him next to Jean-Michel Aupoint, and Raymond Charlotte lifting the checkpoint on the brifge template to Saint Georges de l'Oyapock.

        The message he sent to forces patriotic activists his case a message of UNITY agains the illegal presence and military occupation of FRANCE in GUIANA, the continuing struggle for endependence.

         

Bartolomé Sabba Leblan co-fundador de la OGDH la Organizaciòn de Guayana para los Derechos Humanos acoge con satisfaciòn la memoria de de un gran polìtico Guayana.

         Es un luchador, un verdareo luchador que no tenia miedo de su sombre.

         Su partido ha reforzado la idea debemos seguir luchando contra todos las formas de discriminaciòn humana.

        Le debemos al lado de Jean-Michel Aupoint y Raymond Charlotte levantar el puesto de control en la plantilla del puente de Saint Georges de l'Oyapock.

         Su dedicaciòn a la Guayana cerca de Mayo, Armand Achille, promitiò el reconocimiento de la bandera nacional sin descuidar el trabajo por la independencia nacional de Guayana.

        Es a la vez un militante de la abnegaciòn, la reflexiòn y la Acciòn.

      El mensaje que enviò o activitas forces patriòtico este caso un mensaje de UNITAD contre la presencia ilegal y la ocupaciòn militar de Francia en GUAYANA, la continua lucha por la independencia.

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Benoit  Béchet, Barté, Mayo ké Jean-Victor Castor

 

 

 

 

 

Bartolome Sabà Leblanc co-fundador da OGDH, Organização da Guiana para os Direitos Humanos acolhe a memoria de um gran polìtico da Guiana.

     Ele è um lutador, un lutador de verdade que não tinha medo de sua sombra.

     Sua partido tem reforçado a ideia de que devemos continuar a luta contra todas as formas de discriminação humana.

     Devemos a ele ao lado de Jean-Michel Aupoint e Raymond Charlotte leventar o ponto de verificação mo modelo de ponte Gabaré para Saint Georges de l'Oyapock.

     Sua dedicação a Guiana perto Mayo, Armand Achille permitido o reconhecimento do bandeira nacional sem negligenciar o trabalho para independência nacional da Guiana.

     E tanto um militante auto- negação reflexsão e ACÃO. A mensagem que ele envìo aos activistas forces patriòticas, neste caso, um mensagem de UNIDADE contre a preseça irregular ea ocupação militar da França na Guiana, a luta continua pela independência.

 OGDH                                                                              Cayenne le 08.01.2012

Fotos archiv

 

Ogdh-bolivar@hotmail.com OGDH. Organisation Guyanaise des Droits Humains. Bp 905 Cayenne Cedex  

 

 

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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 09:22
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 09:20
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 09:17
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 16:28

IMG_0959.jpgHOMMAGE A BARTHE

 

 

Quand ce jeudi 30 décembre 2010, nous sommes rendus, en délégation (Raymond CHARLOTTE, David DONZENAC et moi-même) au CHAR pour rendre visite au camarade Barthé, j'étais bien loin de penser qu'il vivait ses derniers jours, même si David avait évoqué cette éventualité, un semaine plus tard, les faits lui donnaient raison. Barthé n'était plus.

Qui était-ce ?  pourquoi en parler ?

LEBLANC Barthélemy est décédé à 52 ans, il était originaire de Saint-Georges de l'Oyapock, père d'une fille.

Dès son plus jeune âge, Barthé, de son nom de militant, a toujours évolué dans le milieu associatif, sportif, syndicaliste. Il faut rappeler que Barthé reste recordman guyanais du saut en longueur. Il apparaît dans l'excellent  film d'Alain Michel « le complot de Noël », comme le leader chant des mouvements patriotiques, alors qu'il n'avait même pas 18 ans.

Personnellement, je connaissais Barthé depuis une quinzaine d'années et je ferais mienne l'hommage que lui rendait Koyo (Jean-Claude RINGUET) qui disait : « Ce que j'ai vécu avec lui, même avec mes propres frères, je ne les ai pas faits. »

Lors de la veillées funèbres précédant les funérailles, de nombreux anecdotes ont été rapportés par l'assistante comme  notamment le fait que Barthé brûlait en place public, à PANAMA, le drapeau français.

Je rapporterais deux faits caractérisant le personnage. En janvier 2003, alors que nous étions à l'aéroport, en partance pour le forum panamazonien de BELEM, au moment d'embarquer, notre camarade constate qu'il n'a pas son passeport, alors qu'il était le premier sur place, n'a pas pu partir. Le groupe est arrivé à MACAPA où il devait faire arrêt pour  quelques jours. Deux jours plus tard quelle n'était pas notre surprise de voir Barthé arrivé, escorté, tel un  ministre par  la police locale.

Autre fait me venant à l'esprit c'est ce voyage à Georgetown, lors de l'ouverture des festivités, alors que le président du pays était à la tribune pour lancer la manifestation, Barthé me fit par de remettre à ce dernier un exemplaire du drapeau de la Guyane. L'idée m'effrayait et j'essayais, en vain de l'en dissuader, d'autant que nous étions rentrés de manière clandestine dans le pays. A la fin du discours du président, au moment où ce dernier passait non loin de nous, Barthé  alla au devant de lui et lui remetta le drapeau, évidemment, le service de sécurité avait vite fait de nous encercler.

Nous tous encore en tête la mobilisation de novembre/décembre 2008, mais qui connaît le rôle de Barthé  dans cette affaire, d'ailleurs c'est bien lui qui avait donné le nom au mouvement que nous représentions : « Komité Guyanais Dibout Kont Lavi Chè ».

A ce sujet je ne résiste pas à l'idée de relater un autre aspect du personnage. Le Komité sillonnait le pays pour organiser le mouvement et après le franchissement du pont d'Iracoubo, qui n'était plus sous le contrôle de l'occupant, mais sous la nôtre Barthé s'effondra en sanglots, les passagers du véhicule à savoir Koyo,  YARDE Georges et moi-même ne comprenions pas ce qui s'y passait et avons toutes les peines du monde à consoler le camarades qui fini par nous faire par de son émotion de voir son pays, même pour quelques jours, se défaire du joug colonial.

Il faudrait plus que ces quelques lignes pour parler de ce militant, combattant infatigable, comme le soulignait WACAPOU Georges dit « PIEBWA » lors de l'éloge funèbre.

Barthé a beaucoup donné pour la Guyane, à l'UTG, au MDES, au MIR (Mouvement International pour les Réparations)

Komité Drapo,  OGDH (Organisation Guyanaise des Droits Humains), négligeant même sa santé, et nous lui en demandions toujours plus.

Que son exemple soit pour nous une référence,... à méditer   

 

                                                                                                               KOMITE DRAPO                                   

Par O'PANGA
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 15:52

LEBLANC-DSC_0005--4-.JPGZété Barthé.

    Sous moins 20° je me repose depuis un an au cimetière de Cayenne, il fait froid, que puis-je faire depuis un an, mon âme veille sur chacun des patriotes, des nationalistes guyanais.

     J'ai l'impression d'être dans une combinaison semblable à celle de Youri Gargarine sur une galaxie agressée par des androïdes d'outre atlantique.

     Au fur et à mesure que je quittais le monde des vivants je sentais que le poids de mon militantisme manquait à mes amis dans la zone sous surveillance militaire française  qu'il fallait que je titille le peuple émasculé à l'épiphanie période des galettes en Guyane.

     Le constat part du suivant mon absence à toutes les manifestations populaires, je tiens à dire ma fierté d'être là où d' autres je conviens qu'ils zandolent sur la latérite.

      Mon passage aux éclaireurs fit de moi un amoureux de la nature, mes passions précoces pour le sport, l'athlétisme ont conforté un idéal la Guyane.

     L'agilité de mes doigts misturados ,comme il se définit, ont permis la naissance d'un tambouyen qui sait à la fois danser et chanter en tout lieu. J'ai toujours eu en ma possession dé tanbu ké dé ti bwa.  

     Ma disponibilité était une qualité requise, la maladie me rongeait, il m'est arrivé de parler à mes maladies antécédentes à Raymond Charlotte qui me prodiguait des conseils j'en faisais à ma tête. Je remis les bonnes résolutions aux calendres d'Abissimy.

     Ma qualité professionnelle de bijoutier je la dois à mon beau frère Claude Lan Cham, un féru de la bijouterie guyanaise en voie de disparition.

     Je reconnais que je n'ai pas su saisir de cette opportunité pour bénéficier d'une vie sociale accrocheuse, devenir un référent pour les générations futures dans le domaine de l'orfèvrerie de la place.

     Sans regret je refusais les nombreuses commandes ce fut un choix décisif à partir de ce moment je suis devenu un soldat de la CAF mais d'une propreté infiniment grande sans pour cela perdre ma dignité humaine.

     Je suis reconnaissant à mon neveu Alex avocat de profession lequel m'a toujours aidé. Il me renvoie l'ascenseur.

     A ce mal être je le compensais par la mise en place d'une organisation personnelle. Sans me charboniser dans cette société débridée je pris une assurance vie, puis je suis rentré en résistance face au bailleur la SIGUY aux mains de profiteurs, de spéculateurs proches de la franc-maçonnerie dépendante de l'extérieur, elle refusait de me faire les réparations auxquelles j'avais droit, vous savez ce que j'ai fait j'ai bloqué les loyers sur un compte bancaire, il s'en suit que je lui versais de modeste somme d'une façon irrégulière en attente de ces réparations. J'étais en conflit ouvert avec certains locataires indésirables, de très mauvais voisins dans l'immeuble lesquels me balançaient les ordures pardessus le balcon, pratiquaient le vaudou.

     Le courrier de ma boite aux lettres disparaissait régulièrement. Mes mains courantes vaines, mes plaintes à l'hôtel de police passaient à l'horizontal.

      Quand je me réveillais le lendemain matin je trouvais des traces de kaka bougie. Une manière de m'obliger de quitter les lieux chez moi.

     Ma merveille a été de retrouver ma fille Lydia et mes petits enfants suite à une séparation contraignante de la part de mon aînée. Ma femme, une amérindienne, une oyapockoise. Gardez le en mémoire quand je reviens.

     Si vous le voulez il ne cessait de me dire Charlotte les yeux dans les yeux Charlotte mo ti fiye ké mo, mo gran pèr. Il partage une joie immense d'avoir son sang près de lui. Devenu familial, il prit un peu de distance avec Nous.

    Vivant comme à l'ère de l'indigénat, l'eau était stockée dans les bouteilles en plastiques recyclables.

     Barthé un nationaliste cultivé, d'ailleurs il a une impressionnante collection de bouquins, de journaux, de documents quand on pénètre dans son appartement.

      Créatif, il préparait des designs à partir du drapeau guyanais. Il faut reconnaître qu'il est l'un des propagateurs du drapeau guyanais à côté de Servais Alphonsine, Armand Achille à la fin du XXème siècle.

      Représentant de la centrale guyanaise UTG dans des instances, cofondateur du MDES. Cofondateur de l'OGDH Il avait sollicité le bâtonnier Jean Mariéma.

     La Fondation Barthélemy Sabat Leblanc doit se mettre en orbitre  dans les prochains mois tout ce que je vous demande.

        Mes interventions dérangeantes, intentionnelles auprès des uns et des autres, par çi par là avaient pour but de rappeler la négation de notre existence par la France.

Barthélemy Sabbat Leblanc via Servais Alphonsine et Raymond Charlotte

 

Par O'PANGA
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