Samedi 23 juin 2012 6 23 /06 /Juin /2012 22:55

agami.trompette.miga.2g                                           CHRONIQUE "SIMEN' AGANMI" du 17 juin 2012 au 23 juin 2012

 

 22 juin Les concours scolaires liés à la mémoire combattante impérialiste et colonialiste…..

spahis.jpg  Voici ce que l’on trouve sur le site de l’ONAC « L’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) s’attache à transmettre la mémoire de manière originale, notamment au travers de la promotion de concours : Le « PAM » : les Petits artistes de la mémoire, la Grande Guerre vue par les enfants »

Face à la disparition des Poilus, l’ONACVG invite les enfants des écoles primaires (CM1 et CM2) à s’approprier leur histoire et à la transmettre en devenant des « Petits artistes de la Mémoire ».

Aidés de leurs enseignants, les élèves choisissent un soldat de la Grande Guerre originaire de leur commune et partent à la recherche des traces et des témoignages qu’il a laissés dans sa famille et au cœur des archives municipales ou départementales. Après avoir mené une minutieuse enquête et en s’inspirant du carnet « Belle petite Monde » réalisé par le peintre Renefer pour raconter sa vie quotidienne au front à sa fille, les enfants confectionnent à leur tour un journal retraçant le parcours de « leur » Poilu.

Peintures, aquarelles, croquis, poèmes, textes courts… les travaux qui se distinguent par la qualité de leur contenu historique et artistique, l’originalité et l’émotion qu’ils dégagent sont distingués par le jury national lors d’une journée festive à Paris. »

Certes chacun défend sa mémoire collective et patriotique  tel qu’il l’entend mais mêler des enfants issus des colonies n’est plus un acte citoyen mais bel et bien une façon d’acculturer et d’assimiler nos enfants à un passé qui n’est pas le leur. Et pour preuve que le colon, lui, ne s’y trompe pas (contrairement aux parents qui ont laissé faire cette ignominie)  c’est qu’il marque bien la différence comme ils l’ont fait cette année avec un Prix de l’Outre-Mer où l’école Samuel Chambaud de Cayenne a été reçue pour son thème« Notre poilu Saint-Just Borical  » Sachant que la France utilisait les noirs comme chair à canon. On peut affirmer qu’ils ont été sacrifiés, parce qu’ils n’ont rien à voir avec un conflit qui opposait des nations hégémoniques en Europe. La France, puissance coloniale qui n’est qu’une force d’oppression, a su créé en son sein ces années-là  un pseudo espace d’intégration  pour se servir de ses colonisés. Fort de son expérience coloniale, le général Charles Mangin, qui a participé à l'expédition de Fachoda, publie en 1910, peu avant la Grande Guerre, La Force noire. Dans ce livre à succès, il présente l'Empire comme une réserve inépuisable de chair à canon susceptible de compenser la faiblesse de la population métropolitaine en cas de conflit avec l'Allemagne. Les troupes coloniales ignorent tout des enjeux géopolitiques auxquels elles sont mêlées mais obéissent par fidélité et devoir à l'égard de leurs chefs et officiers. Elles sont renforcées par des recrutements complémentaires dans toutes les colonies, souvent de force, parfois pour des raisons alimentaires.

 Bien sur que l'on a un devoir de mémoire pour  Saint-Just Borical , tout comme on se doit d'honorer toutes nos victimes de la tyrannie  de la puissance coloniale française . Songez  1974, 1983, 1996 et 97, 2000 etc...., mais c'est NOTRE histoire,  ne laissons pas le chasseur la raconter à notre place et honorons nos victimes comme il se doit............

 

 

22 juin Justin CATAYEE L'homme politique le plus adulé et le plus haï de Guyane

 

Justin Catayée est l'une des personnalités les plus complexes et les plus contradictoires de l'histoire politique contemporaine de la Guyane. Personnage chaleureux à l'éloquence enflammée, Justin Catayée a été probablement l'homme politique le plus adulé et le plus haï de son vivant. Galvanisant les foules populaires des quartiers déshérités, il était exécré des milieux favorables à la départementalisation, refoulé par certains pour son atavisme parental antillais et rejeté par d'autres pour son intransigeance doctrinale.

Né le 30 Mai 1916 à Cayenne, il devient professeur de math au lycée Félix Éboué après avoir obtenu la licence ès-sciences à l'Université Française de Bordeaux.

Très vite, il adhère à la section locale de la S.F.I.O. ( Section Française de l'Internationale Ouvrière : Sigle qui désignait le Parti Socialiste français de 1905 à 1971) et devient en 1953 Conseiller municipal. Déçu par le manque d'ambition de ses camarades, il fonde en 1956 le P.S.G. (Parti Socialiste Guyanais) et le journal " Debout Guyane " dans lequel il propage ses idées.

Il décide en 1958 de participer à la campagne électorale. C'était l'époque où se préparait le référendum sur la Nouvelle Constitution prônée par le Général De Gaulle. Ce dernier envoya Malraux dans les D.O.M. afin de faire campagne pour le Oui. D'abord favorable au Non, Catayée finit, après ses entrevues avec Malraux, par appeler à voter pour le Oui. Ce changement lui confère à l'époque une stature politique guyanaise approuvée par l'Etat français.

Après le succès et l'établissement de la Nouvelle Constitution, Justin Catayée décide de se présenter à l'élection législative du 30 Novembre 1958. Opposé à Gaumont et à Vignon, il l'emporte au second tour.

Fort de ce succès il présente une liste aux élections municipales pour la Mairie de Cayenne le 15 Mars 1959. Sa liste est battue par celle conduite par le docteur Roland Barrat soutenu par Robert Vignon.

Le 5 Juin 1961, ce même Robert Vignon lui arrache la place de Conseiller Général du Canton d'Iracoubo.

Soutenu par le F.D.G. ( Front Démocratique Guyanais rassemblant les forces de la gauche guyanaise), il s'envole au début du mois de Juin 1962 pour Paris afin de présenter et de réclamer à la Session Parlementaire un statut spécial pour la Guyane : le STATUT D'AUTONOMIE DE GESTION. En pleine séance, il est alerté le 14 Juin 1962 sur la terrible répression commandée par le préfet Érignac faisant suite à la manifestation du F.D.G. contre l'établissement de la Légion Etrangère en Guyane.

Catayée décide d'écourter sa présence à la session et de rentrer en Guyane afin d'être à la tête du défilé de protestation organisé par le F.D.G. le 25 Juin.

Malheureusement, le boeing 707 d'Air-France qui le ramenait vers la Guyane, s'écrase le 22 Juin vers 4 h 30 au nord-est de Pointe-A-Pitre sur une colline haute de 450 m ( Deshayes), plongeant la Guyane dans un grand désarroi. A bord de l'avion parmi les 173 passagers étaient notamment présents 2 autres Guyanais ( Roger Sadecki et Jacques Massel ) ainsi que deux autonomistes antillais : Albert Béville, poète connu sous le nom de Paul Niger, l'un des fondateurs du " Front Antillais et Guyanais pour l'Autonomie " et  Roger Tropos, jeune de 24 ans.

A l'issue de la soirée commémorative afin d'honorer la mort de Catayée-Béville-Tropos, tenue au Palais de la Mutualité à Paris le 6 juillet 1962, un souhait fut formulé : Celui de voir les trois municipalités ( Cayenne, Fort-De-France, Pointe-A-Pitre) donner à l'une de leurs rues le nom de ces trois hommes. C'est ainsi qu'à Cayenne, la rue Voltaire fut renommée rue Justin Catayée : C'est en effet, au N° 32 de cette rue que le 1er local du PSG vit le jour.

Justin Catayée fut enterré le samedi 30 Juin au cimetière de Cayenne dans un caveau construit des propres mains de ces camarades du PSG.

Sources: redris

 


EDF et la politique énergétique en Guyane.

jpg facture-EDFCette semaine EDF Guyane posait la première pierre de son nouveau siège social au boulevard Jubelin.  A l'occasion la société, en quasi monopole depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, vantait la modernité de son nouveau siège en matière de gestion de l'énergie (des espaces aérés sans nécessité d'utiliser la climatisation, etc...) et le journaliste de rappeler que même le siège actuel, lors de sa construction, était une première en Guyane. Si le bâtiment d'EDF donne une image de modernité,  il n'en est pas de même de sa politique énergétique en Guyane. Après des années de monopole sur le transport et la distribution d'électricité en Guyane sur les 22 communes de Guyane 12 communes ne sont toujours pas connectées au réseau et gérées  au cas par cas. Dans ces communes, hors littoral, plus de 50% des ménages n'ont pas accès à l’électricité et presque 15% des ménages pour celles du littoral. EDF a toujours avancé les coûts de production pour justifier la non production d'électricité  sur les sites dits isolés ; hors en matière d'investissement, ce sont les communes qui ont toujours avancés les investissements  nécessaires avec le soutien du conseil général responsable en   matière d'électrification rurale. De plus, EDF a bénéficié de la part de l'état du mécanisme de compensation des charges de service public de l’électricité   qui consiste en des fonds reversés à EDF pour compenser notamment  les surcoûts de production dans les zones non interconnectées comme cela est le cas en Guyane.

Mais comme de nombreuses institutions coloniales en Guyane, EDF n'est pas là pour développer une politique énergétique pour répondre aux besoins et aux intérêts  des habitants de Guyane mais pour préserver les intérêts économiques de la France. Tout est fait pour assurer à l'industrie spatiale l'électricité nécessaire à son activité d'où la construction du barrage de petit saut, hérésie écologique dont la mise en eau sans déboisement a entraîné le dégagement de méthane (gaz toxique) et la désoxygénation de l'eau. Peu importe c’est  la population qui continue à subir des délestages et coupure et qui financent EDF en payant des factures estimées de la valeur double, triple voire plus de la consommation réelle  …..

Enfin avec la LOOM qui a délégué au Conseil Régional la compétence énergétique, EDF peut se laver les mains de ses responsabilités en toute légalité.« Dans le respect de la programmation nationale pluriannuelle des investissements de production d'électricité et du schéma de services collectifs de l'énergie, chaque région de Guadeloupe, Guyane, Martinique et de la Réunion élabore, adopte et met en œuvre, après concertation avec les autres collectivités territoriales, les établissements publics de coopération intercommunale et les producteurs intéressés de son territoire, un plan énergétique régional pluriannuel de prospection et d'exploitation des énergies renouvelables et d'utilisation rationnelle de l'énergie. » 

Une question : A quand la transparence de la politique énergétique en Guyane et la prise en compte des besoins locaux ?

Par O'PANGA
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